Mali : la journée Internationale de la fille célébrée avec la touche du Plan International !

Bamako-afrikinfos-Mali– le Plan International a célébré la journée Internationale de la fille ce 11 octobre 2018 à la Cité des enfants, sous le thème « L’éducation et la formation des filles pour une transition réussie vers le monde du travail ». C’était en présence des autorités nationales du pays.

Ils étaient nombreux, les enfants, à prendre part aux activités de cette journée. Après les mots de bienvenue du Coordinateur des Chefs de quartiers de la Commune VI du District de Bamako, Seydou Sangaré, et de la représentante du maire de la même Commune, Amichia Diakité, le Directeur pays du Plan international, Balla Moussa Sidibé, a précisé que Plan International travaille résolument dans la défense des droits des enfants et l’égalité pour les filles partout dans le monde. « Nous reconnaissons les droits, le pouvoir et le potentiel de chaque enfant. La pauvreté, la violence, l’exclusion et la discrimination entravent cependant ceux-ci. Et les filles sont les plus touchées. Plan International travaille aux côtés des enfants, des jeunes, des militants et des partenaires pour lutter contre les causes profondes de la discrimination à laquelle sont confrontés les filles et les enfants vulnérables. Nous soutenons les droits des enfants, de leur naissance jusqu’à l’âge adulte, et leur permettons de se préparer et de faire face aux crises et à l’adversité », a-t-il ajouté.

Après avoir rappelé que la Journée Internationale de la Fille fut adoptée le 19 décembre 2011, Balla Moussa Sidibé a déclaré : « De cette date à cette 7ème  édition de la Journée Internationale de la Fille, 11 octobre 2018, Plan International s’est toujours associé aux autres organisations partenaires des droits de l’enfant pour accompagner le département de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille à la célébrer. »

Il a également a souligné : « Les filles au Mali comme dans plusieurs autres pays prendront la relève et incarneront le temps d’une journée des personnalités dirigeantes dans les domaines de la politique, de l’économie ou du social. L’objectif de cette opération est d’assurer la visibilité aux filles qui s’engagent dans une expérience de responsabilité constructive et valorisante suscitant une ambition personnelle à la relève et à l’affirmation de l’égalité des sexes au leadership ».

Des problèmes demeurent toujours !

Selon le représentant du Parlement National du Mali, Nouhoum Haïdara, la problématique du maintien des filles à l’école est toujours une réalité au Mali.

Au nom de sa ministre, le secrétaire général du ministère de la Promotion de la Femme de l’Enfant et de la Famille, Mahamane Attaher Maiga, a témoigné que malgré les efforts fournis par le gouvernement et ses partenaires dans l’accès des filles à l’école, leur maintien dans le système demeure toujours des problèmes. « Ces dernières années, même si de gros efforts ont été fournis par le gouvernement et ses partenaires dans l’accès des filles à l’école, à travers notamment des nouvelles stratégies telles l’appui à l’hébergement, au transport, les bourses mamans, la dotation en kits scolaires et sanitaires, des problèmes demeurent quant à leur maintien dans le système.  Pour l’année scolaire 2016-2017, selon l’annuaire statistique du ministère de l’Education Nationale, le taux brut de scolarisation au 1er cycle de l’enseignement fondamental est de 66% pour les filles avec un taux d’achèvement de 45,6%, contre 78,3% pour les garçons qui ont un taux d’achèvement de 50,5%. Au 2ème cycle, selon la même source, le taux brut de scolarisation est de 44% pour les filles avec 31,1% de taux d’achèvement, contre 54,4% chez les garçon pour 39,8% de taux d’achèvement», a-t-il expliqué.

Les filles confrontées à 6 risques !

Au cours d’un exposé sur un soudage réalisé sur la sécurité des filles dans 22 villes du monde dont le Mali, Mme Diallo Diélika Diallo, Commissaire Divisionnaire de Police au Groupement Mobile de Sécurité (GMS), a souligné que les experts de chaque ville ont évalué 6 risques auxquelles les filles chacune des 22 villes sont confrontées. Il s’agit de : Harcèlement sexuel ; Agression sexuelle ou viol ; Vol ; Enlèvement ou Rapt ; Meurtre ; et enfin Attaques à l’acide. « Ce dernier risque n’est pas fréquent au Mali », a-t-elle précisé.

Comme solution à ces risques, Mme Mme Diallo Diélika Diallo propose une large sensibilisation pour un éveil de conscience des filles et des jeunes femmes sur les risques dont la vie en société les expose ; la formation qualifiante et développement d’activités génératrices de revenu en faveur des filles et jeunes femmes en vue de leur autonomisation et enfin le développement d’un système de réseautage.

La campagne ‘’ Aux filles, l’égalité! ‘’ lancée !

Au cours de cette journée, la campagne ‘’Aux filles, l’égalité !’’ a été officiellement lancée par le secrétaire général du ministère de la Promotion de la Femme de l’Enfant et de la Famille. « Cette campagne consistera à créer un espace et des opportunités pour que les filles et les jeunes femmes aient le pouvoir de prendre des décisions cruciales qui affectent leur vie.

Les résultats attendus de cette campagne est de permettre aux filles et aux jeunes femmes d’être suffisamment représentées dans les médias, dans la gestion des affaires politico-administratives et dans le circuit de l’économie nationale. Il s’agit également de faire des filles et des jeunes femmes des êtres capables de s’exprimer, de prendre des décisions au cours de leur vie et de poursuivre leurs ambitions sans être menacées de violence d’intimidation ou de harcèlement.

«‘’Aux filles, l’égalité !’’ est une campagne de changement social menée par des jeunes. Elle vise à faire en sorte que chaque fille et jeune femme ait le pouvoir de contrôle sur sa propre vie et puisse façonner le monde qui l’entoure. ‘’Aux filles, l’égalité !’’ est en droite ligne avec la stratégie globale de plaidoyer de Plan international afin de remettre en cause les normes de genre, les systèmes et structures sexistes qui empêchent les filles d’atteindre leur potentiel et qui doivent changer pour permettre de réaliser l’égalité pour elles », a précisé, le Directeur pays du Plan international.

Avant de mettre fin aux activités du jour, le secrétaire général du ministère de la Promotion de la Femme de l’Enfant et de la Famille a invité les acteurs de la campagne à impliquer suffisamment les filles dans sa mise en œuvre. « Cette campagne, sans les filles, n’ira nulle part », a-t-il ajouté.

Ousmane BALLO, afrikinfos-Mali

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