Mme Daou Fatoumata Guindo dite “Mimi”

Comité de normalisation de la Femafoot : Mme Daou Fatoumata Guindo dite “Mimi” dos au mur !

Ça chauffe chez Mme Daou Fatoumata Guindo dite “Mimi” qui veut se maintenir à la tête du Comité de normalisation de la Fédération malienne de football. Une dizaine de clubs de 1ère division ne sont pas prêts aujourd’hui à jouer les compétitions organisées par le Conor. Ils veulent le départ pur et simple de Mimi et son équipe à partir du 31 octobre. Pour ce faire, le Conor doit tout faire pour tenir l’Assemblée générale élective. 

Rien ne va plus au niveau du Comité de normalisation mis en place en janvier 2018 par la Fifa pour gérer les affaires de la Fédération malienne de football. Après une prolongation de 6 mois, le mandat de Mme Daou Fatoumata Guindo et son équipe doit définitivement prendre fin le 31 octobre prochain. Pour ce faire, une Assemblée générale élective doit se tenir afin de mettre en place un nouveau Comité exécutif de la Fédération malienne de football. A trois semaines de la fin du mandat, rien n’est clair pour le moment. C’est le flou total. Jusqu’à présent, personne ne sait si l’élection aura lieu ou pas. Et “Mimi” ne donne aucune information aux acteurs du football. Ce qui a déjà un doute sur l’intention de “Mimi” de se maintenir au pouvoir.

Cette affaire de prolongation du mandat a également créé un malaise entre les membres du Comité de normalisation. Ce qui fait qu’il existe aujourd’hui deux clans. Il s’agit de ceux qui veulent se maintenir et de ceux qui veulent que l’élection se tienne pour partir. Parmi ceux qui veulent sortir par la grande porte figurent l’ancien ministre Me Mamadou Gaoussou Diarra, l’ancien président du Stade Malienne de Bamako, Mahamadou Samaké dit Sam et Loséni Bengaly. Seuls Mme Daou et Youssouf Diallo sifflent dans la même trompette.

Partira, partira pas ? En tout cas, les clubs ont finalement décidé de rentrer dans le match car ils veulent le départ pur et simple du Comité de normalisation à partir du 31 octobre prochain. D’ores et déjà, une dizaine de clubs de 1ère division ont adressé, chacun, une lettre de protestation à “Mimi”. Ces clubs ne sont pas prêts aujourd’hui à jouer les compétitions organisées par le Conor.

Notons que le “fameux” procès contre la Fédération malienne de football devant le Tribunal Arbitral du Sport (TAS) a finalement eu lieu le 27 septembre dernier, à Lausanne. Il s’agit d’une “ancienne plainte” réchauffée par les frondeurs du football malien à savoir Yéli Sissoko et consorts dans le but d’annuler les décisions de l’Assemblée générale extraordinaire de la Fédération malienne de football tenue à Sikasso, dans le cadre de l’application de la sentence du TAS. C’était sous Boubacar Baba Diarra. En réalité, ce dossier est vide. Et cette plainte devait être irrecevable au niveau du TAS.

Lors du procès, les frondeurs étaient représentés par Yéli Sissoko du Djoliba et Moussa Konaté, président du Club Olympique de Bamako (COB). Tandis que Me Mamadou Gaoussou Diarra, Youssouf Diallo et Me Moustaphe Sow répondaient au nom de la Femafoot.

Le but de cette plainte n’est autre que de faire retarder la tenue de l’Assemblée générale élective. Il s’agissait de gagner du temps jusqu’à ce que le verdict du TAS tombe, parce que le climat n’est pas favorable pour que Sahala Baby soit président de la Fédération malienne de football. Comme disait Mme Daou, “aujourd’hui, il y a un candidat qui a toujours la majorité”.  Il s’agit bien de Mamoutou Touré dit Bavieux. Voilà pourquoi cette élection pour la présidence de la Fédération malienne de football (Femafoot) risque de ne pas avoir lieu. Tout le combat, c’est de tout faire pour barrer la route à Bavieux.

El Hadj A.B. HAÏDARA

Source : Aujourd’hui-Mali

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