Commune II du District de Bamako : N’Golonina et Niaréla envahis par les eaux usées !

En cette période de fortes pluies, les caniveaux et ruelles de N’Golonina et une partie de Niaréla et de Bozola, dans la Commune II du District de Bamako, sont toujours pleins d’eaux usées. Circuler dans ces quartiers après une pluie devient alors un véritable parcours du combattant.

De la porte de l’Hôtel de l’Amitié jusqu’à la Cité du Niger comme dans plusieurs autres voies et ruelles à l’intérieur de N’Golonina, Niaré et Bozola, les caniveaux, s’il y en a, ne servent plus à grand-chose. Quand il pleut, les habitants ne savent pas à quel saint se vouer avec les voies publiques qui se transforment en petites mares.

C’est à N’Golonina que la situation est encore pire. Les habitants de ce quartier vivent chaque année le même calvaire. Deux problèmes majeurs sont à la base de cet état de fait : le manque de caniveaux dans la plupart des ruelles et la proximité du fleuve Niger. Par ailleurs, quand il existe des caniveaux, ils sont si étroits que l’eau a du mal à circuler. Ainsi, la période la plus dangereuse pour ces habitants est la saison des pluies qui couvre les mois d’août et de septembre.

On se souvient encore des trois grandes pluies tombées entre le 6 et le 9 septembre dernier. L’eau avait rendu inhabitables de nombreuses maisons dans le quartier.  « Personnellement c’est une situation que je n’aime pas du tout, même si on y est désormais habitués. Vous avez vu comment sont nos toilettes ? C’est dégoûtant. Vous videz une latrine aujourd’hui, demain elle est encore remplie, tout simplement parce qu’il n’y a pas de voie d’eau dans le quartier quand il pleut. Les propriétaires des maisons qui doivent nous aider, n’en font point leurs soucis.  Ils ne viennent nous voir que pour encaisser le loyer », nous a confié dame Camara, une locataire du quartier.

Du côté du fleuve, nous constatons également un léger débordement d’eau ces derniers jours. Une situation qui inquiète déjà les habitants de N’Golonina. Entre des tas d’ordures et un fleuve qui commence à déborder, la vie dans ce quartier est loin d’être de tout repos en cette période hivernale et un risque d’inondation n’est pas à exclure.

Amadou Basso

Source : Ziré-hebdo

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