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France : Deux agents du renseignement mis en examen pour «trahison»

En France, deux ex-agents des services secrets français ont été inculpés pour avoir potentiellement divulgué des informations confidentielles à un pays étranger. Des sources proches du dossier évoquent la Chine ; mais sans confirmation officielle.

L’information a été dévoilée le 24 mai au soir par des sources judiciaires et gouvernementales françaises, confirmant des informations divulguées en premier lieu dans la presse. Les médias ont d’ailleurs évoqué le fait que les agents de la DGSE, le renseignement français, auraient divulgué des informations à la Chine. Ce 25 mai au matin, la ministre des Armées française, Florence Parly, l’a confirmé sur le plateau de la chaîne de télévision CNews.

« Deux agents français qui appartiennent au ministère et probablement l’un des conjoints de ses agents ont été accusés de faits graves susceptibles d’être qualifiés de trahison pour avoir livré des informations ou avoir été susceptibles de livrer des informations à une puissance étrangère, a-t-elle déclaré. Ces informations peuvent potentiellement mettre en cause la sécurité de l’Etat ».

« Grande vigilance »

« Je voudrais surtout rassurer les Français parce que nous sommes d’une très grande vigilance, a poursuivi Florence Parly. La preuve de cette vigilance, c’est que c’est nous-mêmes qui avons saisi la justice ».

L’un des agents soupçonnés était en poste à Pékin, affirme l’émission Quotidien, sans donner d’éléments sur les fonctions des autres mis en cause. La ministre n’a pas confirmé cette information. Une fois l’alerte donnée par la DGSE, c’est la DGSI, la sécurité interieure qui a  conduit l’enquête. Les deux anciens agents sont aujourd’hui en détention provisoire.

« compromission du secret de la Défense nationale »

La justice française doit à présent se prononcer sur leur sort…  Les suspects dans cette enquête sont poursuivis pour « livraison à une puissance étrangère d’informations portant atteinte aux intérêts fondamentaux de la Nation » et « compromission du secret de la Défense nationale », a précisé la source judiciaire.

Source: RFI

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