Mme Cissé Oumou Ahmar Traoré, Auteur du roman « Une femme presque parfaite »

Cérémonie de présentation du roman « Une femme presque parfaite » : Une œuvre gigantesque qui magnifie la femme

Le Ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, Mme Traoré Oumou Touré, a présidé la cérémonie de présentation et de dédicace de l’ouvrage intitulé « Une femme presque parfaite ». Edité par la maison d’édition « La Sahélienne », ce roman de notre consœur Cissé Oumou Ahmar Traoré est une œuvre qui magnifie la femme dans toutes ses dimensions.

C’était le 10 février dernier au Centre National de Documentation et d’Information sur la Femme et l’Enfant (CNDIFE) en présence des ministres Nina Wallet Intallou de l’artisanat et du tourisme, Traoré Seynabou Diop, des infrastructures et de l’équipement, Kéïta Aïda M’Bo, de l’environnement, de l’assainissement et du développement durable et Jean-Claude Sidibé des sports. Des anciens ministres comme Maïga Sina Damba, Alwata Ichata Sahi et Diané Mariame Koné et plusieurs personnalités du mouvement féminin  et du monde littéraire ont tenu à rehausser l’éclat de cette cérémonie par leur présence.

L’éditeur Ismaïla Samba Traoré de la maison d’édition « La Sahélienne » a remercié les membres du gouvernement pour leur présence malgré leur agenda chargé. Il a saisi cette tribune pour informer l’assistance que l’édition est confrontée à d’énormes difficultés au Mali. « Nous remercions tous les auteurs qui nous ont fait confiance », a souligné le patron de « La Sahélienne » qui a plus de vingt (20) ans d’existence. Ismaïla Samba Traoré a déclaré que « La Sahélienne » a mis l’accent ces dernières années sur les auteurs femmes et jeunes. Les problématiques féminines et celles de la jeunesse commandent aux femmes et aux jeunes de prendre la plume. L’éditeur a affirmé avoir connu l’auteur sur le terrain du journalisme. Il garde l’image d’une jeune journaliste animée d’énergie et de volonté d’avancer. « À cette époque, elle apparaissait comme une jeune qui allait gagner », a-t-il fait savoir. Ismaïla Samba Traoré décrit Oumou Ahmar Traoré comme « une écrivaine très analytique et très engagée, l’une des meilleures ambassadrices de la cause féminine ».

L’héroïne du roman donne des leçons

Professeur de lettres modernes à l’Université de Bamako, Fodé Moussa Sidibé a lu deux extraits du livre et selon lui, ce livre est fait pour toutes les femmes qui cherchent la perfection. Le second extrait choisi, traduit selon l’enseignant, l’intérêt que l’auteure accorde à la cuisine. A sa suite, l’ancien ministre de la promotion de la femme, de l’enfant et de la famille, Mme Maïga Sina Damba, a pris la parole. Elle a salué la présence de certains membres du gouvernement à côté du ministre Traoré Oumou Touré. Ce qui témoigne, selon elle, de la solidarité gouvernementale. Mme Maïga Sina Damba a appelé tout le monde à se procurer ce roman. « Chaque femme cadre va se retrouver en Yagharé qui est une femme presque parfaite », a-t-elle lancé. A l’en croire, l’héroïne de ce roman nous donne des leçons sur le genre mais aussi fait référence aux aspects culturels d’inégalité entre l’homme et la femme. De ses commentaires, Mme Maïga Sina Damba nous apprend que l’héroïne estime que nous avons tourné le dos à notre histoire et nous interpelle à revenir aux aspects positifs de notre culture. « Chaque femme peut se trouver dans ce livre », a-t-elle conclu en félicitant l’auteure pour son courage.

En prenant la parole, Oumou Ahmar Traoré a remercié le ministre Traoré Oumou Touré et ses collègues du gouvernement. « J’ai décidé de dédier ce livre à trois hommes d’exception », a déclaré l’écrivaine en citant Feu Abdoul Traoré dit Diop, Feu Pascal Baba Couloubaly et Edmond Ousmane Traoré. « Ces trois hommes étaient des parents. Que non. Ces trois hommes étaient des voisins. Que non…. », a précisé Oumou Ahmar Traoré sans oublier de rappeler ses souvenirs de jeune journaliste notamment, ses liens avec ces hommes d’exception. Elle a justifié le titre de l’ouvrage par le fait que l’histoire des femmes africaines est écrite par les autres. « Pour nous les femmes africaines, l’histoire est comme celle de l’Afrique. Une histoire écrite par les autres », a reconnu l’auteure qui dépeint les clichés sur les femmes. La charge de travail pèse sur la « gent féminine » est invisible. L’ancienne rédactrice en chef du magazine Grin-Grin est convaincue que les femmes sont des cuisinières, des ménagères, des gardiennes, des organisatrices de cérémonie.  Selon elle, les problèmes de la femme ne sont pas compris comme tels par la société. « On ne peut pas réussir un développement en mettant en marge plus de 50% de la population », a-t-elle fait savoir. Oumou Ahmar Traoré appelle à une compréhension de la société malienne sur les questions féminines.

Oumou Ahmar : « une référence, un modèle, une vraie femme » 

Avec talent, l’artiste Naïni Koné entouré de ses joueurs de Tamani, a rendu un hommage aux femmes à travers l’interprétation du morceau Yaghâré.

Le ministre de la promotion de la femme, de l’enfant et de la famille, Mme Traoré Oumou Touré, a exprimé sa joie de présider le lancement d’une œuvre littéraire féminine malienne. Elle s’est dite très comblée et fascinée par la qualité du livre mais aussi par celle de la femme, la Malienne, notre sœur, notre compatriote Mme Cissé Oumou Ahmar Traoré qui a fait de la plume un instrument au service de la cause de la femme et de l’enfant. « Notre sœur, pour tous ceux et toutes celles qui la connaissent, n’a jamais haussé le ton en parlant. Cette sahélienne, native de Nara, a choisi la plume pour bâtir son pays, imposer son savoir et son savoir-faire et éduquer son groupe cible sans bruit », a affirmé le ministre Traoré Oumou Touré. Pour elle, l’auteure est une référence, un modèle, une vraie femme qui a des références sociales et culturelles qui lui donnent sa force et son inspiration. « Cette œuvre gigantesque de Mme Cissé Oumou parle de la femme, la femme en tant que pilier de la famille, la femme en tant qu’actrice incontournable de la paix et du développement. Qu’elle trouve ici toutes mes félicitations et tous mes encouragements car écrire exige des qualités intellectuelles et morales et aussi des capacités de recherche et de transmission du savoir », a-t-elle ajouté.

Elle a invité toutes les femmes, tous les défenseurs des droits de la femme, tous les acteurs du développement, les hommes de média à lire ce livre et à le faire lire par la génération présente et future qui, de plus en plus, perd les repères sociales et tombe dans la violence.

La cérémonie a pris fin par une dédicace du roman.

Chiaka Doumbia et Bintou Diarra

Source : Le Challenger

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