Journée de l’Enfant Africain : Plan International Mali à la rencontre des tout-petits dans le cercle de Kati !

 « L’agenda 2030 pour un Développement Durable en Faveur des enfants en Afrique : accélérons la protection, la responsabilité et l’égalité des chances par la régularisation rapide de la situation des enfants non déclarés à l’état civil, notamment dans le Nord du Pays ». Tel est le thème de la Journée de l’Enfant Africain célébrée ce 16 juin 2017 par Plan International Mali. A cette occasion, l’organisation internationale a effectué avec la presse une visite de terrain les 16 et 17 juin 2017 dans le cercle de Kati.

Pour le premier jour, la délégation conduite par Thiékoro Coulibaly, Conseiller à la Communication et des Relations Publiques au Plan International Mali, s’est rendue à Sinsina à 6 kms de Sanankoroba dans le cercle de Kati. Ici, Plan International Mali a financé un Centre de Développement de la Petite Enfance (CDPE) qui comprend actuellement 158 enfants âgés de moins de 6 âges dont 80 filles et 78 garçons. Selon Djénéba Diarra, Directrice du Centre, la formation porte sur des disciplines comme sport ; éducation civique et morale ; formation professionnelle et initiale. « La durée de la formation est de 3 à 4 ans. Après ces enfants sont transférés dans les écoles publiques », a ajouté Bengaly Sékou Doumbia, Président du Comité de Gestion.

A Hérémakono, situé à quelques encablures de Sanankoroba et deuxième étape de la visite, la délégation a visité un Centre de formation pour les enfants déscolarisés de 6 à 14 ans. Le Centre a été également équipé par Plan International Mali dans le cadre de son Projet d’Accès à l’Education primaire par la Stratégie de Scolarisation Accélérée/Passerelle (PASS+). « L’apprentissage dure 9 mois et commence par la langue locale pendant les 2 premiers mois et le français pour le reste des 7 mois. L’alphabet, le vocabulaire, la conjugaison, l’écriture, les mathématiques et les compétences de vie courante sont dispensés. Les enfants sont évalués chaque mois par les animateurs et l’évaluation finale est faite par le CAP et les corrections et les propositions de niveaux par les directeurs d’écoles avant leurs transferts à l’école formelle », a précisé Mamadou Samba Bocoum, Coordinateur de zone de la stratégie de scolarisation accélérée.

La visite  a pris fin le 17 juin à Bougoula, situé à 25 kms de Sanankoroba. Ici, la délégation a rencontré deux groupements de femmes productrices d’arachide. « Nous cultivons les grains d’arachide de 0,24 et de fleurs 11. Cette année, nous avons pu récolter plus de 2 tonnes de graines d’arachide. Cette initiative de Plan International a été pour nous une bonne chose pour pouvoir subvenir à nos besoins et à ceux de nos enfants », a témoigné Mme Coulibaly Maïmouna Samaké, Présidente de groupement des femmes.

A la fin de la visite, Thiékoro Coulibaly a tenu à préciser que l’objectif était de faire découvrir à la presse les impacts des programmes du Plan International Mali. « Nous organisons la communauté pour qu’elle agisse en faveur de la protection des enfants », a-t-il ajouté. Avant de quitter Bougoula, la délégation a fait une escale à l’école communautaire où le comité de la protection des enfants composé des ressortissants de tous les villages de la commune de Bougoula était en formation.

Enregistrer  1 000 000 de naissances au Mali, dont 51% de filles, à horizon 2022 !
François Xavier Wongue,Directeur du Plan International Mali,
François Xavier Wongue,Directeur du Plan International Mali

Le 16 juin 2017, avant le départ de la délégation, le Directeur du Plan International Mali, François Xavier Wongue, a livré un message à l’occasion de la Journée de l’Enfant Africain. Ainsi selon lui, bien que le Mali ait ratifié la plupart des conventions internationales relatives aux droits de l’enfant, beaucoup reste à faire pour rendre effectifs les droits et la protection des enfants. «Jusqu’à l’année dernière, 19% des enfants de moins de 5 ans n’étaient pas enregistrés à la naissance. 15% des filles étaient mariées à l’âge de 15 ans en 2013. Pourcentage qui devrait être revu à la hausse, à défaut de pourvoir objectivement établir l’âge de l’enfant. 9% des enfants ne pouvaient pas intégrer le système éducatif, par défaut d’acte de naissance. Du même fait, 4% des enfants n’étaient pas pris en compte dans les statistiques nationales. 21% de la tranche d’âge allant de 5 à 14 ans, étaient impliqués dans le travail des enfants », a-t-il précisé.

Ainsi grâce aux campagnes d’information et de sensibilisation, Plan International Mali a pu informer plus de 5000 personnes déplacées internes et réfugiées sur le processus d’enregistrement des naissances dans les centres d’information. « Plan International plaide pour le respect des procédures régulières d’enregistrement des naissances, et facilite l’établissement des actes de naissance et des jugements supplétifs au profit de plusieurs milliers d’enfants, y compris ceux en situation de migration. Plus de 6 530 enfants ont bénéficié de ce précieux sésame dans les 5 cercles de la région de Tombouctou. Nous comptons porter ce chiffre à 1 000 000 de naissances enregistrées au Mali, dont 51% de filles, à horizon 2022. Grâce à cette action, les enfants ont un accès accru aux services sociaux de base (Education, Santé, etc.), sont mieux protégés contre le mariage précoce et forcé, sont mieux protégés contre le trafic des êtres humains, et contre l’enrôlement dans les groupes et forces armés », a-t-il ajouté.

Ousmane BALLO, afrikinfos

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